Un incident choquant survenu à Longueuil dans la province de Québec a soulevé des questions sur des motivations racistes après qu’une femme a été arrêtée pour avoir lancé de l’eau bouillante sur un garçon noir de 10 ans. L’agression, qui a eu lieu le 2 octobre 2024, s’est déroulée dans le secteur du chemin de Chambly et du boulevard Curé-Poirier Est. La victime, qui se promenait avec des amis, aurait traversé par inadvertance le terrain de la femme en question, âgée d’une quarantaine d’années.
Selon les informations disponibles, la femme est sortie de chez elle avec une casserole d’eau bouillante qu’elle a ensuite jetée sur l’enfant. Le garçon a subi des brûlures au deuxième degré sur une partie de son corps et sur son visage. Les brûlures, causées par ce geste cruel, pourraient laisser des cicatrices physiques permanentes.
La femme a rapidement été interpellée par la police de Longueuil. Cependant, malgré la gravité des faits, elle a été libérée sous promesse de comparaître. Elle devra répondre à des accusations de voies de fait causant des lésions et d’agression armée lors de son retour en cour en janvier.
La libération de la suspecte a suscité une vive indignation, en particulier chez la famille de la victime. Le père de l’enfant, en entrevue avec les médias, a exprimé son incompréhension et sa colère face à la légèreté apparente avec laquelle cette affaire est traitée. Selon lui, bien que son fils ne soit pas le seul enfant à avoir marché sur le terrain, il a été le seul visé par cette agression, soulevant la question troublante de savoir si le fait qu’il soit noir a joué un rôle dans cet acte de violence.
« C’est méchant et il n’était pas seul. Est-ce que c’est parce qu’il est noir ? » a questionné le père, déconcerté par la brutalité de l’agression. Ces soupçons ont été renforcés par les commentaires du cousin de la famille, qui a déclaré que la femme semblait avoir prémédité son acte, se préparant à jeter de l’eau bouillante en attendant que le garçon passe.
Des personnalités publiques ont également exprimé leur indignation. La députée Marwah Rizqy a qualifié l’acte d’« ignoble » dans un message publié sur les réseaux sociaux, ajoutant que « seul un être ignoble peut faire ça à un enfant ».
Alors que la communauté attend une enquête approfondie sur les motivations de la suspecte, cet incident soulève de sérieuses préoccupations sur le racisme et la violence à l’encontre des enfants noirs. Le fait que la femme ait été libérée malgré l’extrême gravité de l’attaque intensifie encore plus les tensions. La question de savoir si la couleur de peau de l’enfant a influencé le comportement de l’agresseuse restera au cœur des débats dans les jours à venir.
En attendant, la famille de la victime fait face aux conséquences physiques et psychologiques de cette agression. Le jeune garçon, en plus de ses blessures, est profondément traumatisé, selon ses proches.








