Près de 500 morts en une seule journée au Liban : l’escalade entre Israël et le Hezbollah s’intensifie

Cette photo prise depuis le nord d’Israël, le long de la frontière avec le sud du Liban, montre de la fumée s’échappant suite à un bombardement israélien, le 23 septembre 2024.

Photo crédit: JALAA MAREY / AFP

Mis à jour le 24 septembre 2024 à 4h53

L’escalade des tensions au Moyen-Orient s’est encore amplifiée ce lundi 23 septembre, avec des frappes israéliennes massives contre le Hezbollah au Liban. Ces attaques ont fait 492 morts, dont de nombreuses femmes et enfants, marquant la journée la plus meurtrière en près d’un an dans cette région déjà dévastée par des affrontements récurrents. Cette nouvelle flambée de violence, en marge de la guerre à Gaza, inquiète la communauté internationale, qui craint une spirale incontrôlable.

Bilan humain alarmant

Le ministre libanais de la Santé, Firass Abiad, a annoncé un bilan catastrophique : 492 morts, parmi lesquels 35 enfants et 42 femmes. Deux secouristes ont également perdu la vie, et 16 membres du personnel médical ont été blessés lors des frappes. Les hôpitaux libanais sont débordés, avec plus de 1 240 blessés pris en charge dans 27 établissements. En moins d’une semaine, près de 5 000 personnes ont été touchées par les bombardements israéliens et les explosions attribuées au Hezbollah.

Cibles militaires et civiles

L’armée israélienne a précisé que ses frappes avaient visé plus de 1 100 cibles au Liban en 24 heures. Ces cibles incluaient des bâtiments, véhicules et infrastructures liés au Hezbollah, notamment des rampes de lancement de roquettes et des entrepôts d’armements. Selon Israël, ces frappes visaient à neutraliser une menace croissante. Le porte-parole de l’armée israélienne, le contre-amiral Daniel Hagari, a déclaré que les attaques avaient touché des infrastructures militaires construites par le Hezbollah depuis deux décennies. De nombreux militants du Hezbollah auraient été tués, bien qu’aucun chiffre précis n’ait été communiqué.

Frappe ciblée sur Beyrouth

Parmi les opérations marquantes de ce lundi, une frappe israélienne a visé Ali Karaké, commandant du front sud du Hezbollah, dans la banlieue sud de Beyrouth. Le Hezbollah a rapidement affirmé que Karaké avait échappé à l’attaque et se trouvait en sécurité. Ce raid survient quelques jours après la mort d’Ibrahim Aqil, numéro deux militaire du Hezbollah, tué lors d’une frappe israélienne similaire.

Déplacements massifs de populations

Face à l’intensification des frappes, des milliers de Libanais ont fui leurs domiciles. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a exhorté les civils libanais à quitter les zones de combat pour leur sécurité. Des messages d’alerte ont été envoyés sur les téléphones des habitants leur demandant d’évacuer immédiatement. Les tensions sont palpables également du côté israélien : dans la ville de Haïfa, des sirènes ont retenti en soirée, incitant les habitants à se réfugier dans des abris.

Réactions internationales

Le nouveau président iranien, Massoud Pezeshkian, a accusé Israël de vouloir élargir le conflit au Moyen-Orient. Il a rappelé que l’Iran avait jusqu’ici fait preuve de retenue dans l’espoir de maintenir la paix régionale. De son côté, le président américain Joe Biden a affirmé qu’il œuvrait pour une désescalade rapide au Liban, afin de permettre aux populations civiles de regagner leurs foyers.

Alors que le nombre de victimes augmente et que la violence semble s’aggraver, la communauté internationale s’inquiète des répercussions potentielles de cette escalade, qui menace de déstabiliser toute la région.

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