Par IGSNEWS — Impact Global Society News
Hong Kong, Nov. 2025 —Les autorités de Hong Kong ont annoncé vendredi 28 novembre la fin des opérations de lutte contre l’incendie qui a ravagé un vaste complexe résidentiel dans le quartier de Tai Po. Le sinistre, survenu mercredi en début d’après-midi, est désormais considéré comme l’un des plus meurtriers qu’ait connus la ville depuis plusieurs décennies. Le bilan provisoire fait état d’au moins 128 morts et 79 blessés, tandis que de nombreuses personnes restent portées disparues.
Selon les pompiers, les flammes étaient « largement éteintes » à 10h18 vendredi matin, après plus de quarante-huit heures d’intervention continue. Durant la nuit, les équipes de secours ont poursuivi l’évacuation des survivants et la récupération des victimes. Le secrétaire à la Sécurité, Chris Tang, a indiqué qu’une quarantaine de corps supplémentaires avaient été retrouvés lors de l’inspection finale des appartements. Près de 89 victimes n’ont pas encore été identifiées.
Plusieurs habitants du complexe, construit en 1983 et comprenant près de 2 000 logements, ont affirmé n’avoir entendu aucune alarme lorsque le feu s’est déclaré. Certains ont dû prévenir leurs voisins en frappant aux portes. Face à ces témoignages, une équipe de spécialistes a inspecté les installations de sécurité. Le chef des pompiers, Andy Yeung, a confirmé que les systèmes d’alarme des huit bâtiments « ne fonctionnaient pas correctement », un dysfonctionnement désormais central dans l’enquête en cours.
Les autorités examinent aussi le rôle du polystyrène utilisé dans les travaux de rénovation en cours depuis plus d’un an. Ce matériau hautement inflammable pourrait avoir favorisé la propagation rapide du feu, rendant l’évacuation particulièrement difficile. L’incendie s’est déclaré un jour de semaine en milieu d’après-midi, moment où de nombreux résidents étaient absents. Les victimes identifiées jusqu’ici sont majoritairement des personnes âgées, des enfants en bas âge et des aides à domicile, souvent originaires des Philippines ou d’Indonésie.
Dans les environs, une vaste mobilisation s’est mise en place. Des restaurants ont offert des repas gratuits, un hôtel a mis 160 chambres à disposition, et des dizaines de bénévoles ont acheminé vêtements et vivres vers les centres d’accueil. Les autorités locales ont ouvert une enquête criminelle et le dirigeant John Lee a ordonné l’inspection de tous les grands chantiers de rénovation de la ville. Le numéro deux du gouvernement, Eric Chan, a jugé « impératif d’accélérer la transition vers les échafaudages métalliques » pour réduire les risques futurs.
Alors que Hong Kong se remet difficilement de ce drame, la gestion de la sécurité dans les immeubles anciens et les normes de rénovation suscitent de plus en plus d’inquiétudes. Les autorités promettent d’en tirer les conséquences pour éviter qu’une catastrophe d’une telle ampleur ne se reproduise.
Avec les informations de AFP.








