Les experts confirment : aucune preuve que les ondes des téléphones causent le cancer, malgré des années de croyances

Mis à jour le 26 novembre 2025 à 10h43

Par IGSNEWS — Impact Global Society News

Paris, Nov. 2025 —Après des décennies de débats, de peurs populaires et de théories persistantes, les dernières données scientifiques viennent une nouvelle fois clarifier le sujet : les ondes radiofréquences émises par les téléphones portables ne provoquent pas le cancer. C’est la conclusion réaffirmée mercredi par l’Agence nationale de sécurité sanitaire française (Anses), qui publie une mise à jour de ses évaluations en s’appuyant sur les travaux les plus récents.

Selon l’agence, aucune étude « robuste et pertinente » n’établit un lien de causalité entre l’exposition aux ondes radio et l’apparition de cancers, que ce soit chez l’adulte ou chez l’enfant. Pour parvenir à cette conclusion, les experts ont analysé 250 études jugées de qualité parmi un millier de travaux récents, allant des recherches épidémiologiques aux essais toxicologiques.

Cette nouvelle synthèse balaie des croyances longtemps entretenues dans le débat public, souvent alimentées par la rapidité d’évolution des technologies — du passage à la 4G jusqu’à l’essor de la 5G. « Nous sommes face à une question de santé publique, car l’exposition est massive et commence tôt », rappelle Olivier Merckel, responsable de l’évaluation des risques liés aux agents physiques à l’Anses. Près de 98 % des plus de douze ans utilisent aujourd’hui un téléphone portable.

Les données compilées par l’agence montrent bien, dans certaines études en laboratoire, des altérations cellulaires transitoires lors de l’exposition. Mais les cellules reviennent à leur état initial une fois l’exposition stoppée. Chez l’animal, les signaux observés sont jugés « limités », et chez l’humain, les études les plus récentes ne révèlent aucun élément probant confirmant l’apparition de cancers.

« En agrégeant l’ensemble de ces données, notre conclusion reste inchangée : pas de lien de cause à effet entre ondes radio et cancer », résume Merckel. Pour les chercheurs, la persistance de cette inquiétude dans le grand public tient davantage à la perception du risque qu’à des preuves tangibles.

Pour autant, l’agence appelle à maintenir des gestes simples de prudence, notamment chez les enfants, dont les usages numériques explosent. Téléphoner dans de bonnes conditions de réception, privilégier les haut-parleurs ou les écouteurs, et limiter les appels prolongés suffisent à réduire fortement l’exposition directe.

Si l’exposition environnementale — liée à la densité d’antennes ou à l’usage massif des réseaux sociaux — a progressé, elle demeure largement inférieure à celle émise par un téléphone contre l’oreille. L’Anses estime toutefois nécessaire de poursuivre la surveillance, notamment via les registres de cancer, dont la mise en œuvre reste incomplète en France.

L’agence se penchera également en janvier sur une question désormais centrale : les effets des réseaux sociaux et de l’usage intensif des écrans chez les adolescents. Car si les ondes ne sont pas le danger longtemps redouté, d’autres impacts sur le cerveau, l’attention ou la fertilité demandent encore à être clarifiés.

Avec les informations de AFP.

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