Par IGSNEWS — Impact Global Society News
Bruxelles, Nov. 2025 —Une nouvelle étude publiée dans le British Medical Journal révèle qu’un exercice traditionnel chinois, le tai-chi, pourrait rivaliser avec la psychothérapie moderne pour améliorer la qualité du sommeil chez les adultes souffrant d’insomnie chronique. Les chercheurs affirment que cette pratique corps-esprit offre des bénéfices durables, comparables à ceux de la thérapie cognitivo-comportementale (TCC), la référence actuelle pour traiter ce trouble.
L’étude a suivi 200 adultes chinois âgés de plus de 50 ans, répartis aléatoirement entre un programme de tai-chi et une série de séances de TCC. Les deux groupes ont suivi 24 sessions sur une période de trois mois. L’objectif était d’observer l’évolution de la sévérité de l’insomnie, l’un des troubles du sommeil les plus fréquents chez les personnes d’âge moyen et âgées. L’insomnie chronique, soulignent les chercheurs, peut entraîner des complications importantes, notamment un risque accru de maladies cardiovasculaires, des troubles de santé mentale et un déclin cognitif.
Après trois mois, les résultats ont d’abord penché en faveur de la TCC, considérée comme plus efficace à court terme. Mais un an plus tard, les conclusions se sont révélées surprenantes : les participants au tai-chi affichaient une amélioration similaire à ceux ayant suivi la thérapie psychologique. Les deux méthodes ont également montré des effets comparables sur la qualité subjective du sommeil, le bien-être mental, la qualité de vie et même le niveau d’activité physique.
L’équipe scientifique souligne que la pratique régulière du tai-chi pourrait jouer un rôle clé dans ces résultats. De nombreux participants ont poursuivi l’exercice après la période formelle de l’étude, ce qui pourrait avoir renforcé les effets observés à long terme. À l’inverse, les bénéfices de la TCC s’appuient davantage sur l’application continue d’outils appris en thérapie, une discipline que certains participants ont peut-être moins maintenue avec le temps.
Les auteurs de l’étude appellent toutefois à la prudence. Ils rappellent que les conclusions reposent sur un échantillon chinois âgé, pratiquant une forme de tai-chi culturellement familière. D’autres recherches seront nécessaires pour évaluer si ces résultats peuvent s’appliquer à d’autres populations ou contextes culturels, notamment en Occident où les habitudes de vie, les niveaux d’activité physique et les attentes thérapeutiques diffèrent.
Néanmoins, ces découvertes ouvrent la porte à une alternative accessible, non médicamenteuse et culturellement enracinée dans des pratiques millénaires. Pour les chercheurs, le tai-chi pourrait représenter une option complémentaire — voire une solution durable — pour les millions de personnes touchées par l’insomnie chronique.
Avec les informations de AFP.





