Le virus du monkeypox, communément appelé variole du singe, refait surface dans plusieurs régions du monde. Initialement transmis des animaux aux humains, ce virus a maintenant évolué pour se propager entre les personnes. La transmission se fait principalement par contact physique direct avec une personne infectée, en particulier lors de contacts étroits, similaires à des infections cutanées comme l’herpès.
Ce virus peut aussi se propager lors de rapports sexuels, mais il n’est pas strictement considéré comme une infection sexuellement transmissible (IST). En Europe, les épidémies ont été majoritairement observées parmi les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes, bien que la transmission soit possible pour n’importe qui par simple contact.
Comment reconnaître les Symptômes
Le virus monkeypox (ou mpox) se caractérise par une série de symptômes qui peuvent facilement être confondus avec d’autres maladies virales. La période d’incubation, c’est-à-dire le délai entre l’infection et l’apparition des premiers symptômes, est généralement de 6 à 13 jours, mais peut aller jusqu’à 21 jours. Les premiers signes sont souvent des symptômes généraux de maladie virale tels que la fièvre, les maux de tête, les douleurs musculaires, la fatigue et parfois un gonflement des ganglions lymphatiques. Ces symptômes initiaux sont suivis par l’apparition d’une éruption cutanée, qui commence généralement sur le visage avant de se propager au reste du corps, y compris les paumes des mains et les plantes des pieds.
Les lésions cutanées évoluent en plusieurs phases : macules (taches plates), papules (lésions surélevées), vésicules (cloques remplies de liquide), pustules (cloques remplies de pus), et finalement croûtes qui finissent par tomber. L’éruption cutanée peut être très douloureuse et entraîner des cicatrices, bien qu’elle soit généralement bénigne dans la majorité des cas.
Répartition géographique du mpox
Historiquement, le monkeypox est endémique dans certaines régions d’Afrique, notamment dans les pays d’Afrique centrale et occidentale comme la République Démocratique du Congo, le Nigéria et le Cameroun. Ces zones sont principalement caractérisées par une proximité entre les humains et les animaux sauvages, particulièrement les rongeurs et les primates, principaux réservoirs du virus.
Cependant, depuis 2022, le mpox a franchi les frontières africaines pour apparaître dans plusieurs pays en Europe, en Amérique du Nord et dans certaines parties de l’Asie. Les épidémies récentes en Europe, particulièrement en Espagne, au Royaume-Uni, en France et en Allemagne, ont attiré l’attention des autorités sanitaires mondiales, car elles démontrent que le virus peut désormais se propager dans des contextes non endémiques.
En 2024, plus de 18 700 cas ont été suspectés ou confirmés sur le continent africain, et un cas a été détecté en Suède, marquant ainsi la première apparition hors d’Afrique cette année. Ce phénomène d’émergence mondiale est lié à l’évolution des modes de vie et aux voyages internationaux. Les grandes villes d’Europe, d’Amérique et d’Asie, où la transmission a été observée, témoignent de l’interconnectivité croissante des populations humaines, ce qui permet au virus de se répandre plus rapidement que par le passé.
Mesures de prévention
Face à la résurgence du mpox, la prévention est cruciale pour freiner la propagation du virus. Les autorités sanitaires recommandent d’éviter les contacts étroits avec des personnes infectées, en particulier celles présentant des lésions cutanées caractéristiques du virus. La désinfection des surfaces fréquemment touchées et l’adoption de pratiques d’hygiène stricte, comme le lavage fréquent des mains, sont des mesures essentielles pour réduire les risques de transmission.
De plus, bien que la vaccination contre la variole ait été largement abandonnée depuis l’éradication de cette maladie, ce vaccin s’est révélé partiellement efficace contre le monkeypox. Ainsi, la réintroduction de la vaccination contre la variole, particulièrement pour les populations à risque et dans les zones touchées, pourrait être une mesure clé pour endiguer l’épidémie. Enfin, les campagnes de sensibilisation et l’information du public sur les modes de transmission et les signes du virus sont indispensables pour limiter les nouvelles contaminations.
En somme, bien que le mpox soit généralement une maladie bénigne, elle peut entraîner des complications graves, notamment chez les personnes immunodéprimées, les enfants et les femmes enceintes. La vigilance, la prévention et une réponse coordonnée des systèmes de santé mondiaux sont nécessaires pour limiter l’impact de cette épidémie émergente.








