Par IGSNEWS — Impact Global Society News
Brésil , NOV.2025 –L’ex président brésilien Jair Bolsonaro a été placé en détention préventive ce samedi 22 novembre 2025 à Brasília. La décision a été prise par le juge Alexandre de Moraes, de la Cour suprême du Brésil, pour prévenir un risque de fuite et garantir l’ordre public. Cette mesure n’est pas liée à sa précédente condamnation pour tentative de coup d’État, mais à des événements récents qui ont alerté la justice.
Bolsonaro avait tenté de violer son bracelet électronique, qui le surveillait alors qu’il était assigné à résidence depuis cinq mois. Cette violation a été considérée comme une tentative délibérée de fuite.
Le juge a également pris en compte la convocation d’une veillée par le fils de Bolsonaro, Flávio, devant la résidence de son père. Cette veillée, annoncée sur les réseaux sociaux, pouvait compliquer la surveillance policière et servir de couverture pour une évasion.
La proximité de la résidence avec plusieurs ambassades, notamment celle des États-Unis, a été un autre facteur motivant la détention. Cela augmentait le risque que Bolsonaro tente de se réfugier dans une ambassade pour échapper à la justice.
Le juge a demandé que l’arrestation se fasse sans menottes et sans exposition médiatique excessive afin de préserver la dignité de l’ancien président. Une audience de détention est prévue par vidéoconférence dans les locaux de la police fédérale, et un suivi médical est assuré en raison de la santé fragile de Bolsonaro.
L’entourage de Bolsonaro a dénoncé cette décision comme injustifiée, affirmant que la veillée était religieuse et qu’une incarcération pourrait représenter un risque sérieux pour sa santé. Bolsonaro souffre des séquelles d’un coup de couteau reçu lors de la campagne présidentielle de 2018 et a récemment été diagnostiqué avec un cancer de la peau.
La détention préventive de Bolsonaro répond donc à plusieurs facteurs : la tentative de rompre son bracelet électronique, l’organisation d’une veillée par ses partisans, la proximité des ambassades favorisant un potentiel asile, et des antécédents d’évasion chez ses alliés. Le juge considère que ces éléments constituent un risque réel pour l’ordre public et pour la bonne exécution des mesures judiciaires.
Avec les informations du média Agência Brasil,








