Discours sous haute tension à l’ONU : Netanyahu confronté à l’hostilité et critique l’organisation

Mis à jour le 27 septembre 2024 à 16h39

Le discours du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ce vendredi 27 septembre, devant l’Assemblée générale de l’ONU a provoqué une vague d’hostilité marquée. Dès les premières minutes de son intervention, de nombreux diplomates ont quitté la salle en signe de protestation. Certains ont manifesté leur désapprobation bruyamment, forçant le président de l’Assemblée à intervenir à plusieurs reprises pour rétablir le calme. Cette ambiance tendue reflète le climat de mécontentement croissant à l’égard de la politique militaire d’Israël, en particulier ses frappes contre Gaza et le Liban.

Le discours de Netanyahu survient alors qu’Israël poursuit ses opérations contre le Hezbollah libanais, rejetant fermement les appels internationaux, notamment ceux de ses alliés, à un cessez-le-feu. Devant l’ONU, Netanyahu a réaffirmé la position de son pays : « Cette guerre peut se terminer si le Hamas se rend, dépose les armes et libère les otages. S’ils ne le font pas, nous nous battrons jusqu’à obtenir une victoire totale. Il n’y a pas d’alternative. » Ces propos martiaux ont alimenté l’indignation des diplomates présents.

Violentes critiques contre l’ONU

Outre la défense des opérations militaires d’Israël, Netanyahu a profité de cette tribune pour lancer une attaque virulente contre l’organisation internationale. Accusant l’ONU de partialité et d’antisémitisme, il a déclaré : « Jusqu’à ce que l’État juif soit traité comme les autres nations, jusqu’à ce que ce marécage antisémite soit asséché, l’ONU ne sera rien de plus qu’une farce méprisante aux yeux des gens justes. » Ces critiques ont exacerbé l’hostilité déjà palpable dans la salle et sur les bancs diplomatiques.

Netanyahu a dénoncé ce qu’il perçoit comme une longue tradition de l’ONU à condamner Israël tout en minimisant les menaces auxquelles le pays est confronté. Cette attaque contre l’organisation a mis en lumière le fossé croissant entre Israël et une partie de la communauté internationale.

Réactions au niveau international

Alors que la guerre contre le Hezbollah se poursuit, les appels à un cessez-le-feu se multiplient. La France, les États-Unis et d’autres pays ont exhorté Israël à accepter une trêve temporaire pour permettre des négociations diplomatiques. Emmanuel Macron a rappelé que cette proposition avait été négociée en coopération avec les équipes de Netanyahu, soulignant qu’un refus pourrait aggraver les tensions dans la région. Le Premier ministre israélien, cependant, a maintenu sa ligne dure, rejetant toute perspective de cessez-le-feu.

Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a rencontré des représentants israéliens pour souligner l’importance de désamorcer le conflit, tandis que le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a exhorté Israël à éviter une escalade dévastatrice. Toutefois, Netanyahu a réitéré son engagement à poursuivre les opérations militaires jusqu’à ce que tous les objectifs d’Israël soient atteints, insistant sur le droit de son pays à se défendre contre le Hezbollah.

En dépit de l’hostilité grandissante sur la scène internationale et à l’ONU, Benjamin Netanyahu reste inflexible, déterminé à poursuivre la guerre contre le Hezbollah. Son discours à l’Assemblée générale a montré à quel point les tensions sont vives et la communauté internationale divisée face à la gestion du conflit au Proche-Orient.

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

✉️infolettre

Je m'abonne

Si t'étais abonné à notre infolettre quotidienne, tu serais sûrement déjà au courant.

En cliquant sur «JE M’INSCRIS», je consens à recevoir, par courriel, les communications de IGSNEWS ainsi que ses promotions et celles de ses partenaires.

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Partager le lien